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Le Jour du dépassement de la Terre recule de 3 semaines grâce au confinement

Le Provocateur de Sourires a l’honneur d’être partenaire de OneHeart. Régulièrement, nous relayons ici les sujets de cette équipe qui opère à cœur ouvert. Et nous vous partageons une bonne nouvelle à propos de notre planète bleue.

Comme tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule la date à laquelle l’Homme a utilisé toutes les ressources biologiques de la Terre, renouvelables pendant toute l’année. Cette année, le Jour du dépassement de la Terre a été fixé au 22 août 2020 contre le 29 juillet l’année dernière, soit trois semaines plus tard.

Un recul historique

Depuis les années 1970, la situation n’a fait que se détériorer au fil des années, ne faisant qu’accroître le déficit écologique entre le jour du dépassement de la Terre et la fin de l’année. En effet, l’humanité utilise actuellement « 60 % de plus que ce qui peut être renouvelé – ou autant que si nous vivions sur 1,6 planète » explique le rapport de Global Footprint Network.


Ce recul de plus de trois semaines constitue un « renversement historique » et est donc dû aux mesures de confinement instaurées partout dans le monde pour limiter la propagation de la Covid-19. Selon le rapport de l’ONG – produit à partir de données des Nations Unies et d’autres indicateurs – ce changement s’explique en grande partie par la diminution de la récolte de bois et des émissions de CO2 liées à la calcination de combustibles fossiles. En tout, notre empreinte carbone devrait baisser de 14,5 %.

Une situation exceptionnelle renouvelable avec un réel changement

Si cette conséquence du confinement est une bonne nouvelle pour notre planète, Global Footprint Network ne se réjouit pas pour autant : « Cela montre que des changements importants et rapides sont possibles. Mais cette réduction de notre empreinte écologique est imposée et non voulue, et comme elle ne s’accompagne pas d’un changement systémique dans nos modes de production et de consommation, elle ne va pas durer », juge Mathis Wackernagel, Président du Global Footprint Network.

L’ONG réclame donc la mise en place de réelles politiques de développement durables de la part des gouvernements. En effet, la reprise des activités mondiales devrait faire repartir à la hausse les émissions de carbone. Selon les dernières données en provenance de Chine, les émissions issues de l’industrie sont reparties à la hausse depuis la fin du confinement dès le mois de mars et ont même légèrement dépassé celles du même mois de 2019. En effet la Chine entend rattraper son retard causé par le confinement.

Source : www.oneheart.fr