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Crédit : www.mademoisellemaurice.com - Photo : Stève Siracuse

Imprimer en 3D recyclé

Sourire micro-usiné par 3dnatives.com

Chez le Provocateur de Sourires, nous vous avons déjà parlé d’initiatives solidaires, médicales  ou …  culinaires utilisant l’impression 3D. Cette fois-ci, nous mettons en avant une avancée écologique dans ce secteur en plein développement, où de nouvelles applications apparaissent presque tous les jours.

L’université de New South Wales (UNSW) en Australie, et plus particulièrement le Sustainable Materials Research and Technology Centre (SMaRT Centre), a annoncé l’ouverture d’une micro-usine dédiée au recyclage de déchets électroniques qui leur donnerait une seconde vie en les transformant en filaments d’impression 3D. Une initiative qui pourrait bien réduire l’impact environnemental des biens de consommation électroniques à l’avenir.

En effet, certains projets essayent aujourd’hui de combiner impression 3D et écologie afin de proposer des produits ou des services plus respectueux de l’environnement, que ce soient des voitures, des solutions de recyclage en entreprise ou encore des matériaux composites plus naturels. Cette initiative australienne fait notamment écho à celle prise par Amsterdam qui imprime en 3D du mobilier urbain à partir des déchets plastiques de ses habitants ou à celle d’Armor avec sa gamme de filaments recyclés et recyclables OWA 3D.

filaments recyclés

Un tri des déchets électroniques est d’abord effectué.

Recycler ses déchets pour créer de la valeur

Selon une étude menée par l’Université des Nations Unies, l’Océanie a produit 15,2 kg de déchets électroniques par habitant en 2014. Ces déchets électroniques auraient augmenté de 63 % entre 2010 et 2015, atteignant un total de 12,3 millions de tonnes. Ce projet de micro-usine pourrait être une réponse à cette augmentation alarmante et proposer un cycle de vie du produit électronique plus vertueux en créant de la valeur plutôt qu’en produisant seulement des déchets toxiques pour notre environnement. Ces derniers seraient transformés en filaments d’impression 3D, permettant alors de fabriquer d’autres objets utiles pour le consommateur.

« Notre micro-usine de déchets électroniques offre une solution rentable à l’un des plus grands défis environnementaux de notre époque, tout en offrant des possibilités d’emploi dans nos villes et nos régions rurales, déclare le professeur Veena Sahajwalla, directrice du centre SMaRT. En utilisant nos technologies de fabrication écologique, ces micro-usines peuvent transformer les déchets là où ils sont créés et stockés, permettant ainsi aux entreprises locales et aux communautés non seulement de s’attaquer aux problèmes de déchets locaux, mais aussi de développer une nouvelle activité commerciale à partir des matériaux créés. »

Le professeur Veena Sahajwalla présente à la ministre de l’Environnement australienne, Gabrielle Upton, la micro-usine.

Ces micro-usines pourraient s’intégrer sur des sites aussi petits que 50 mètres carrés, grâce à leur conception modulaire permettant un haut niveau de flexibilité et d’adaptabilité. Il y aurait en effet un certain nombre de modules différents selon le type de déchet traité et son utilité finale. Par exemple, les ordinateurs portables et les étuis de Smartphones seraient d’abord décomposés, puis un robot identifierait les éléments utiles parmi les déchets. Un autre module consisterait à utiliser un petit four pour transformer ces pièces en matériaux, en utilisant un processus à une certaine température contrôlée avec précision.

D’autres modules seraient spécifiques au type de matière première transformée. Les alliages métalliques récupérés sur les circuits imprimés seraient réutilisés pour fabriquer des composants métalliques pour divers processus de fabrication. Les déchets de plastique quant à eux seraient convertis en différents filaments utilisables sur des imprimantes FDM.

filaments recyclés

L’université explique qu’elle poursuit ses travaux de développement et cherche différents partenariats avec des entreprises et associations. Plus d’informations dans la vidéo ci-dessous ou sur le site officiel de l’université :

Source : 3dnatives.com