Crédit : www.mademoisellemaurice.com - Photo : Stève Siracuse

La France des bonnes nouvelles

Enfin, oserait-on dire… Voilà une provocation vers l’optimisme qui ne pouvait manquer de nous interpeller.
Un aréopage de sommités, une préface de Michel Rocard et dix-huit histoires qui non seulement nous donnent de l’espoir, mais nous démontrent aussi que
réussir est possible.

Des histoires d’hommes certes, mais également des histoires d’entreprises qui réconcilient le vieux peuple sceptique que nous sommes avec l’économie solidaire, innovante et non assujettie aux diktats financiers ou à la sinistrose ambiante.

websourd-c7c52Découvrez celle de François dont le fils est diagnostiqué autiste et sourd. Il profite alors de son expérience d’ingénieur pour se lancer dans l’aventure de la société coopérative en créant Websourd, qui, à l’aide d’un avatar informatique, transforme en langage des sourds-muets des messages internet, des annonces vocales ou toute autre information.

piment

Lisez aussi celle du piment d’Espelette ou comment la réhabilitation d’un savoir-faire local donne de l’activité à toute une région, tout en conservant la tradition du terroir. 

Des aventures d’hommes libres qui osent et persévèrent, qui opèrent dans leur milieu, à petits pas, se rappellent leur passé, se projettent dans l’avenir et deviennent des entrepreneurs.

Comme le prônait Gandhi : « faites le bien à petits pas, là où vous êtes, car ce sont ces petits pas qui une fois assemblés transforment le monde ». Ici « faites le bien » se transpose en « faites le bien dans le respect de valeurs ».

C’est un nouveau comportement qu’il convient d’adopter et que les auteurs ont résumé en quelques grands axes. Il y a des raisons d’espérer :

  • Le bonheur est plus facile à trouver hors de l’Île-de-France
  • Les portes du changement s’ouvrent de l’intérieur et d’en bas
  • L’appropriation est indispensable
  • Il faut dire la vérité aux Français (dette, activité, emploi, formation)
  • Il vaut mieux réformer sans le dire que parler sans le faire
  • Le mal est en nous, les solutions aussi
  • La mère des réformes, c’est d’améliorer les services publics mais en diminuant la dette de l’État
  • Il faut en finir avec les exceptions françaises (seul point d’ailleurs avec lequel sans être en désaccord je rajouterais à part l’exception culturelle)

La vraie bonne nouvelle, c’est qu’il va falloir tout changer. Comme le soulignait Emmanuel Todt, les mouvements qui structurent le monde vont s’imposer à tous avec ou contre nous. Notre adaptation dépendra de notre capacité à l’union autour des initiatives et des projets suscités par ces défis.


nouvellesLa France des bonnes nouvelles
Editions Odile Jacob
22 €