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Ben de Secret Story : changer l’image stigmatisée de la télé-réalité

10345_1377071325838347_550264841_nBen Desombre a été le doyen de la 7e édition de Secret Story. Âgé de 48 ans, ancien champion de squash pendant 25 ans, il a vécu aux USA pendant 15 ans et 3 ans au Brésil. Depuis 7 ans, c’est un mannequin international réputé.

Dans la maison, son secret était d’être marié avec Sonja et d’être le père de Julien et Anaïs. Dans la vie, ce sportif dans l’âme, humble et élégant et qui aime les défis, nous a livré quelques-uns de ses secrets.

Qu’est-ce qui t’a motivé à faire l’émission ?

Lorsque le projet s’est présenté, beaucoup de gens m’ont dit « Ne le fais pas », alors je l’ai fait. Je connaissais peu l’émission, mais elle représentait pour moi une occasion d’expérimenter un univers nouveau. Avant tout, cette aventure m’a donné envie de faire un pied de nez à ceux qui considèrent que cette émission n’est pas faite pour un homme de 48 ans. Il s’agissait aussi pour moi d’essayer de changer l’image stigmatisée de la télé-réalité en démontrant que le public pouvait avoir également un intérêt à voir un homme plus mûr y participer, y mettre sa touche personnelle, avoir un peu plus de réflexion et de recul.

J’aime les situations inconfortables, sortir des zones délimitées et prendre des risques. J’aime casser les moules et saisir toutes les occasions d’expérimenter de nouvelles choses. Dans ma vie professionnelle par exemple, même si certains me disaient que je ne devrais pas le faire car cela pourrait mettre mon image en danger, j’ai souvent accepté des « petits » jobs, avec des petits cachets que je faisais avec plaisir, tout autant que pour des jobs avec de grandes marques. Pour moi, il n’y a pas de « petits » jobs, il n’y a que des chances à saisir, des personnes nouvelles à rencontrer, des expériences enrichissantes. Tout devient ce que l’on en fait.

Secret Story a été ce type d’expérience. 458174_10150815085253831_1671269087_o

Que souhaites-tu inspirer à travers cette expérience ?

Aux USA, ce genre d’émission est vécu comme un tremplin social. C’est également cette idée que je souhaitais véhiculer à travers ma participation à ce jeu. Toute expérience dépend de ce que l’on en fait et des enseignements que l’on en tire, de la manière de la transformer. J’aimerais montrer à ces jeunes, mais également aux spectateurs, qu’il peut y avoir un après « Secret Story », que l’on peut utiliser cette notoriété en la liant à une cause ou tout simplement en saisissant la chance qui nous est donnée à travers cette médiatisation pour en faire quelque chose de positif. Pour commencer, j’ai d’ailleurs décidé de rejoindre votre équipe, de devenir contributeur au Provocateur de Sourires et d’aller chasser avec vous les bonnes nouvelles et ce qui se passe de bien dans le monde ! Certains de ces jeunes, à la sortie de l’émission, se retrouvent démunis face à cette notoriété, ils peuvent parfois en être grisés et ne pas savoir la gérer. Le fait qu’un homme plus âgé soit entré dans l’émission, postule ce en quoi je crois fondamentalement : nous sommes les créateurs de notre vie et nous la choisissons.

Je n’ai pas le bac, j’étais supposé, si j’avais écouté les autres, mener une vie « classique », mais j’ai décidé de vivre la vie que j’avais choisie. C’est ce message que je voulais faire passer à ces jeunes, un peu comme une sorte de grand frère ou de coach pour ceux qui, au départ, n’ont a priori parfois pas beaucoup de chance. On peut saisir des opportunités comme cette émission pour en faire quelque chose. Il faut travailler dur et ne pas avoir peur de l’inconnu.

Quels sont les sourires que t’a apportés cette émission ?

J’y ai côtoyé des personnalités attachantes et fait de belles rencontres. Aujourd’hui, alors que je suis sorti, l’accueil du public dans la rue est toujours très chaleureux, curieux et vraiment bienveillant. Comme quoi on peut sortir des sentiers battus de ce que l’on attend des participants à cette émission tout en ayant un réel capital sympathie. Les marques avec lesquelles je travaille l’ont d’ailleurs très bien compris et ont su sortir des idées reçues à propos de la télé-réalité. Mon projet serait même de mettre à profit cette médiatisation. Dans notre société où on nous fait croire au culte du « jeunisme », ma participation à cette émission et le nombre de fans que cela a généré montrent, en outre, qu’il y a une vraie demande et un vrai besoin de normalisation, que les téléspectateurs – jeunes ou vieux – s’identifient aussi à un homme un peu plus âgé que la cible habituelle de cette émission qui est les 15-25 ans.

C’était pour moi également la possibilité d’expérimenter le fait de vivre, en vase clos, avec des jeunes et de vivre au quotidien avec eux. C’est très enrichissant, même s’il y a forcément eu des moments de décalage générationnel. J’aime saisir l’occasion de faire des choses nouvelles, de nouvelles rencontres.

D’une certaine façon, mes expériences professionnelles antérieures avaient déjà suscité en moi ce type de curiosité : en effet, souvent, lorsque je travaillais au Japon, mon agence me proposait de me loger soit dans un appartement individuel, soit de partager un appartement avec d’autres jeunes mannequins. Je choisissais toujours de partager. Secret Story est une sorte de continuité dans mon envie de partage. Échanger avec des jeunes est une ouverture sur le monde, pour les uns comme pour les autres.

54472_10151101867743831_1630974781_oTu aimerais être comme un « grand frère » pour les jeunes de l’émission. As-tu eu de ton coté des personnes qui ont eu une influence positive sur ta vie ?

Il y a eu bien sûr des rencontres qui ont eu de l’influence sur ma vie. Par exemple, celle avec un homme de 67 ans que j’ai rencontré aux USA en 2003 et avec lequel j’ai monté, en tant qu’assistant puis en qualité de coach, des programmes pour la fédération de squash. Cet homme vivait avec peu et pourtant c’est une personne qui m’a beaucoup appris sur les valeurs humaines.

Plus jeune aussi, mon cousin, qui a navigué avec Eric Tabarly et qui plus tard, est devenu champion du monde de parachute, a été un détonateur dans ma vie. Il m’a donné envie de voir grand.

Je pense qu’il n’y a pas de hasard dans la vie, dans les rencontres. Il faut juste oser et, à mon sens, ne pas hésiter à se mettre dans des situations inconfortables. C’est, entre autres, ce que ces personnes m’ont appris.

Aimerais-tu continuer une carrière dans la télé ?

Toutes les portes sont ouvertes et j’étudie en ce moment certaines propositions. J’aimerais beaucoup être présentateur dans une émission par exemple. J’aime les challenges et je me sens prêt à relever un nouveau défi.

Que voudrais-tu dire à ceux qui cherchent le sourire dans leur vie mais ne le trouvent pas ?

Je voudrais dire à la jeune génération, mais à tous également, qu’à mon sens, on peut trouver le sourire si on a envie de le trouver. Tout est une question de perspective. La société nous aide beaucoup à voir le côté négatif des choses, et c’est à cette pensée facile qu’il faut faire un pied de nez. Il faut faire ses propres choix, sans jamais penser à ce que l’on pense de nous.

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